Notre approche d'intervention

Regroup’elles utilise l’approche féministe dans ses interventions. Cette approche est au cœur de nos actions, tant dans nos interventions que dans nos décisions.

Par cette approche, nous voulons dénoncer et conscientiser la femme de l’oppression subie dans nos sociétés. C’est pourquoi nous favorisons une démarche de dévictimisation et de reprise de pouvoir sur sa vie.

Nos interventions sont également guidées par nos valeurs qui découlent de cette approche.

 

Qu’est-ce que l’approche féministe?

«Il s’agit d’un mouvement qui préconise l’amélioration et l’extension des droits et du rôle des femmes dans la société. Il est né d’une prise de conscience des inégalités entre les sexes. Être féministe, c’est donc reconnaître concrètement les femmes dans tous les domaines de la vie; exiger une société égalitaire pour les femmes, sans domination et sans sexisme; d’émerger; reconnaître la femme sujet et non objet; dénoncer le système patriarcal qui promeut l’appropriation du pouvoir et la gestion par les hommes.[1]»

«Il s’agit d’une prise de conscience d’abord individuelle, puis ensuite collective, suivie d’une révolte contre l’arrangement des rapports de sexe et la position subordonnée que les femmes y occupent dans une société donnée, à un moment donné de son histoire. Il s’agit aussi d’une lutte pour changer ces rapports et cette situation.[2]»

Le féminisme n’est pas un mouvement contre les hommes.

«Le féminisme est un mouvement social qui lutte pour l'atteinte de l'égalité entre les femmes et les hommes. Il agit pour améliorer la qualité et les conditions de vie de toutes les femmes.

Être féministe, c'est:

•  Exiger et soutenir d'abord et avant tout l'égalité entre les femmes et les hommes en prônant l'égalité de fait;

•  Reconnaître la capacité des femmes à déterminer leurs luttes et à contribuer à leur émancipation;

•  Agir collectivement pour que cesse toute situation de discrimination et de violence systémique envers les femmes.[3]»

 
 


[1] Annine PARENT, Rencontre avec les répondantes diocésaines à la condition des femmes, novembre 2001.

[2] CDEACF et Relais-Femmes, Qu’est-ce que le féminisme?, 1997, p.7.

[3] Marie-Eve SURPRENANT, Manuel de résistance féministe, Les Éditions du remue-ménage, 2015, pp.17-18.